En route vers le Monde

Publié le par Kormin

D'aucuns me diront: "Avec un titre comme ça, c'était obligé que tu y ailles"

Du Jeudi 11 au Mardi 16 Octobre se déroulais le festival "En Route vers le Monde", de la Roche Sur Yon.

Une vingtaine de film par jour en moyenne, sur 6 jours. Y a de quoi s'occuper, surtout vu le prix: 6€ les 3 places, soit 2€ la place en tarif étudiants.

Donc petit feedback sur mes visionnages, par ordre chronologique:

Le Monde Selon Bush, de William Karel (Hors compétition):
Qui est George W. Bush ? Ce film raconte les mille jours de sa présidence, des attentats du 11 septembre au bourbier de la guerre en Irak. Il dresse un état des lieux de l'Amérique d'aujourd'hui et tente de comprendre comment un petit groupe d'hommes, sous l'influence des faucons néo-conservateurs, a pris le contrôle de la politique étrangère américaine. 

Rarement vu pire documentaire que celui là. Pas de recherche, pas de justification, pas de sources, pas de documents, juste des interviews de gens plus ou moins connu qui ont des fonctions plus ou moins vagues. Des ânneries débités à la chaine, ça vaut même pas 2€ tiens. Et pour une fois, j'aurais vraiment pitié des gens qui auront aimés.



Once, de John Carney (Compétition officielle):
Dans les rues de Dublin, deux âmes seules se rencontrent autour de leur passion, la musique… Il sort d'une rupture douloureuse. Elle est mariée à un homme qu'elle n'aime plus. Dans un monde idéal, ils seraient fait l'un pour l'autre. Ensemble, ils vont accomplir leur rêve de musique.

Le meilleur film du festival à mon humble avis. Une histoire romantique (ouais, et j'ai aimé !) sur fond de musique mélancolique. Histoire d'un Broken Hearted Hoover Fixer Sucker Guy également chanteur de rue, qui rencontre une jeune tchéque imigrée, jouant du piano. Ensemble, ils décident d'enregistrer un disque avant que chacun ne retourne de son coté. Le film présente quasiment en entier une demi-douzaine de chanson composées et interprétées par les deux acteurs eux-même. Et puis Markéta Irglova est trop chouuuu !





L'année où mes parents sont partis en vacances, de Cao Hamburger (Compétition Officielle):
Brésil, 1970, la Coupe du Monde de football bat son plein et le régime politique se durcit. C'est dans ce contexte chaotique que les parents de Mauro, 12 ans, décident de « partir en vacances ». En réalité ils fuient la dictature et confient leur fils à son grand-père. Mais celui-ci n'est pas au rendez-vous et Mauro est recueilli par la communauté haute en couleur du quartier juif de Sao Paulo. 

Sympatique, ça se laisse regardez tranquillement, joyeusement. L'ambiance festive de la Coupe du Monde est superbe, et plutot comique. Découverte du mélange culturel de certains quartiers de Sao Paulo, et en particulier du quartier juif, dont les habitants ne sont pas les derniers à nous faire rire !







the band's visitLa Visite de la Fanfare, de Eran Kolirin (Compétition Officielle):
Un jour, il n'y a pas si longtemps, une petite fanfare de la police égyptienne vint en Israël. Elle était venue pour jouer lors de la cérémonie d'inauguration d'un centre culturel arabe. Seulement à cause de la bureaucratie, d'un manque de chance ou de tout autre concours de circonstance, personne ne vint les accueillir à l'aéroport. Ils tentèrent alors de se débrouiller seuls, pour finalement se retrouver au fin fond du désert israélien dans une petite ville oubliée du monde. Un groupe de musiciens perdu au beau milieu d'une ville perdue. Peu de gens s'en souviennent, cette histoire semblait sans importance... 

Boriiiiing ! Je trouve pas d'autre mot. C'est plat, avec certes des scènes comiques, mais en règle général, les personnages ne savent pas quoi se dirent, d'où une atmosphère de gène constante pendant tout le film. Et le pire, c'est que vous la partagez, cette gène !





Far North - Michelle Yeoh Far North, de Asif Kapadia (Compétition Officielle):

Face à la beauté désolée de la toundra arctique, trois personnages se rejoignent et s'affrontent, sur fond d'un choc de civilisations qui n'est pas sans rapport avec celui qui agite notre monde contemporain.
Saiva, une femme mûre, d'origine asiatique, vit avec Anja, sa fille adoptive, à l'écart de tout, là où elle pense qu'elles seront en sécurité. C'est parce qu'elle sont deux et unies qu'elles arrivent à survivre dans cet environnement hostile, et ont malgré tout réussi à trouver une sorte d'équilibre, laissant au loin leur territoire natal que des soldats étrangers sont en train de "pacifier".
Pourtant, contre toute attente, alors qu'elle s'était juré d'éliminer tout intrus, Saiva décide de recueillir et de soigner Loki, un occidental, qui arrive un beau jour à bout de forces aux environs de leur campement...

 

A la fin du film, vous pousserez un gros souffle. Comme tout le monde d'ailleurs. C'est beau, c'est magique, c'est chou même, voir un peu romantique, mais c'est noir, sombre, dark, psychotique. On imagine pas une seconde, et ce qu'on pensait être un joli film documentaire pour montrer les paysages devient un drame insoutenable.
On a en plus eut le plaisir de discuter du film avec le réalisateur, et je me suis même payer le luxe d'une conversation privé avec lui, en anglais, of course !

Lucky Miles, de Michael J. Rowland (Compétition Officielle):
Un bateau de pêche indonésien abandonne un groupe d'émigrés clandestins Irakiens et Cambodgiens quelque part le long de la côte de l'Australie de l'Ouest. Confiant dans la parole du passeur qui leur a affirmé qu'un arrêt de bus se trouvé de l'autre coté des dunes, ils n'y découvrent que le désert à perte de vue. Alors que la plupart des hommes sont rapidement capturés par la police australienne dès leur première rencontre avec les autochtones, trois hommes qui n'ont rien en commun si ce n'est leur infortune commencent un voyage épique mais déroutant. Poursuivis par des réservistes de l'armée plus intéressés par le footy que la préservation de l'intégrité des côtes australiennes, nos trois protagonistes s'enfoncent dans le désert à la beauté âpre du Pilbara à la recherche de l'humanité de notre démocratie occidentale ou au moins d'un bus pour Perth.

Ce qui aurait pu être un drame sur l'immigration devient de manière bien tourné une sorte de comédie où se mélange la naïveté des immigrants et l'attitudes presque caricaturale des réservistes australiens. Un peu déçu par la fin, mais le reste vaut largement d'être vu pour le plaisir d'un moment de détente.


 XXY, de Lucia Puenzo (Compétition Officielle):

Alex, une adolescente de 15 ans, a un secret : elle est hermaphrodite. Peu après sa naissance, ses parents décident de quitter Buenos Aires pour s'installer sur la côte uruguayenne, dans une maison de bois perdue dans les dunes. XXY commence avec l'arrivée d'un couple d'amis venus de Buenos Aires, accompagnés d'Alvaro, leur fils de 16 ans. Le père, un spécialiste en chirurgie esthétique, a accepté l'invitation en raison de l'intérêt médical qu'il porte à Alex. Une attirance inéluctable naît entre les deux enfants qui va les obliger à affronter leurs peurs... Des rumeurs se répandent dans la ville. On commence à dévisager Alex comme si elle était un monstre. La fascination qu'elle exerce risque désormais de devenir dangereuse.

J'avoue, un bon film, mais j'ai eut un peu de mal. Cru, certes, un peu déroutant, même si le film est bien tourné.Très beau jeu de Inés Efron (Alex) (ouais, je fais style de m'y connaitre super bien en nom d'acteurs :D), mais gros Bémol sur Martin Piroyansky (Alvaro), dont le style garçon un peu benêt ne convenais pas vraiment pour le rôle je trouve. 



 Batman Begin, de Christopher Nolan (Hors Compétition):

Comment un homme seul peut-il changer le monde ? Telle est la question qui hante Bruce Wayne depuis cette nuit tragique où ses parents furent abattus sous ses yeux, dans une ruelle de Gotham City. Torturé par un profond sentiment de colère et de culpabilité, le jeune héritier de cette richissime famille fuit Gotham pour un long et discret voyage à travers le monde. Le but de ses pérégrinations : sublimer sa soif de vengeance en trouvant de nouveaux moyens de lutter contre l'injustice. 

C'est... très US quoi, par rapport à tous les autres. Hors compétition bien sûr. Pour autant, pas mauvais. Ca se laisse regarder. Une fin totalement ignoble, mais le reste du film peut passer. Et puis ça rapelle les dessins animés de quand on était plus petits (je me disais bien que Rah Zal Ghul, j'avais déjà entendu le nom quelque part)

Publié dans French news

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