Les Yeux contre la Bush

Publié le par Kormin

Les Troupes Britanniques ne trouvent pas de signes d'actions de l'Iran en Irak

Alors que le gouvernement Bush accuse l'Iran d'intervenir en Irak, les troupes britanniques sur place et stationnées à la frontière irako-iranienne se fient à leur propre conclusion.

Depuis des mois, des centaines de troupes britanniques parcourent le désert en Land Rovers et n'ont jamais pu apercevoir le moindre signe d'une action de l'Iran en Irak, comme une livraison d'arme.

"Je suspect qu'il n'y est rien là dehors" dit le Lieutenant Colonel David Labouchere, dont le camp se situé près de la frontière. "et j'ai l'intention de le prouver ".

Les Britanniques, qui ont la responsabilité de la sécurité du Sud-Est de l'Irak depuis le début de la guerre en 2003, n'ont rien trouvé qui puisse supporter les accusations US disant que l'Iran achemine des armes et du matériel en Irak.

"Je  n'ai moi-même vu aucune évidence existante - et je ne pense pas qu'il en existe - d'un gouvernement soutenant ou incitant " l'appui armé de l'Iran à Irak . Secrétaire Britannique à la Défense dans une interview à Bagdad en Aout.

"C'est une question d'intelligence contre l'évidence " disait le mois dernier le Brig. James Everard.  "On entend le mot de la bouche, mais on doit le voir de ses propres yeux. Ce sont des conséquences graves, n'est-ce pas ?"

En effet, l'accusation du gouvernement Bush que l'Iran soutient militairement les factions armées chiites musulmanes irakiennes et d'autres groupes terroristes dans la province de Maysan est une des plus importante source de grieffes entre les USA et le régime iranien. Pire encore, un général US accuse les iraniens de fournir aux groupes terroristes des explosifs capablent de percer les blindages des chars.

L'évidence de l'intervention armée iranienne en Irak est « irréfutable », dit un commandant des États-Unis en Irak, Brig. - Générateur Michael Barbero, aux journalistes du Pentagone en août.
Les porte-paroles militaires des États-Unis en Irak renouvellent l'allégation toutes les semaines.

Mais le Major Britannique Dominic Robert clame: "Nous n'avons trouvés aucune évidence crédible qui suggère qu'il y ait un trafic d'arme au long de la frontière".



Extrait d'un article du Toronto Star du 05/10/06. Article original de Ellen Knickmeyer.

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