Les filles de Kandahar

Publié le par Kormin

Extraits d'un long article de Mitch Potter, dans le Toronto Star du 7 Octobre 2006

"Jour après jour, nous apprenons"

"Comment je le sent ? Je sent que c'est dangereux. On voit des hommes dans la rue avec des turban, et des vétements longs, et des barbes et des moustaches, et ils ressemblent aux talibans. Si l'un d'entre eux met sa main dans sa poche, vous pensez " Ils vont me tirer dessus maintenant". Nous sommes terrifiés. Les Talibans veulent revenir."
Suhila, 17 ans, n'écoute plus les nouvelles à la télévision ou à la radio: "Je ne suis pas interessée parce qu'ils parlent de comment les gens ont été tués aujourd'hui, et ce sont les mêmes nouvelles que j'avais entendu lorsque j'était né ici. Tout ce que nous pouvons faire, c'est porter la burqa pour nous protéger nous même. Ce n'est pas marrant, mais c'est pour notre sécurité"
Le Centre d'Education Sherzai de Kandahar acceuille 1.700 étudiants masculin, mais aussi 400 filles, séparées des garçons lors des cours par une couverture.
Le 25 septembre, ces jeunes femmes ont perdu une grande aide en la personne de Safia Hama Jan, avocate et franche critique des Talibans, tué à Kandahar.
"Safia était une si gentille femme. Nous travaillions en
étroite coopération avec elle" dit Ullah, qui a reçut sa propre lettre de menace sous la forme d'une "lettre nocturne" réçamment cette année, portant une promesse de 4 mots "We will bleed you" (Nous vous saignerons).
"Quand leur chance viendra, ils nous tuerons. Ils en ont déjà tués tellement -professeurs, étudiants. Nous sommes effrayées, mais que pouvons nous faire ? Nous ne pouvons pas nous cacher"
"C'était si facile au début. Tous le monde était contre les Talibans, et ils étaient capturés très rapidement et facilement. Mais beaucoup d'erreurs ont été faites. On nous a promis l'éducation, un bon gouvernement, la prospérité, et finalement corrompu et nous avons vu bien peu de ces choses. Une trop grande distance a grandi entre le peuple d'un coté, et le gouvernement et la communauté internationale de l'autre."
"Et la distance grandit. Nous avons encore espoir. Mais il s'efface."
Porter la burqa à chaque fois qu'elles osent sortir laisse ces filles seules, liberté douteuse: Elles ne peuvent montrer leur visage au photographe du Star sans crainte de représailles parce qu'un visage féminin en age d'avoir un enfant ne s'est simplement jamais vu dans les rues de Kandahar.....


Suite un jour si je suis motivé pour la trad'

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