Vivre à Toronto: Chinatown
Tout d'abord, c'est où Chinatown à Toronto ?
Entre Queen et College Street
On peut s'y rendre rapidement de deux façon différentes. Soit se rendre à Spadina Station, puis prendre le street-car 510, où alors s'arrêter à Osgoode Station, puis continuer à l'ouest sur Queen jusqu'a Spadina Avenue.
De Queen Street, remontons jusqu'à Spadina...
Pendant 300 mètres, pas grand chose, ormis la concentration de personnes de profil asiatique, ne fait croire que l'on se trouve à Chinatown. Et encore, les personnes d'origine asiatique étant communes à Toronto, on y fait pas attention.
Un MacDonald se profile même au coin de Queen Street, et les enseignes restent anglaises, pour la très grande majorité.
Chinatown Centre
Chinatown commence véritablement quand on arrive à Chinatown Centre
C'est le principal centre commercial de Chinatown. J'en profite donc pour y faire un tour.

La première chose qui frappe, c'est le calme relatif qui y reigne, en comparaison d'Eaton, Yorkdale, ou autre Pacific Centre. Puis cette odeur d'épices aussi
Ensuite, c'est l'arrangement des boutiques elles-mêmes. Ca semble un peu "bordelique". En faite, surtout du fait que les boutiques sont petites, mais remplies. On étale donc et utilise la moindre surface disponible, quite à déborder dans l'allée.
Ormis cela, qu'y trouve-t-on ?
Un peu de tout...Vêtements, épices, jouets, CDs et DVDs, bibelots souvenirs chinois, lunettes de soleils, matériel électroniques (dont des traducteurs anglais-chinois en nombre), ustensiles ménager, ...
Les épices et autres accompagnements de plats. Ou aussi herbes médicinales le plus souvent. Ca sent bon, et même si a première vue, ça parait bizzare ces gros champignons séchés, ça apporte un petit plus dans l'ambiance, et puis c'est tellement typique.
En entrant dans les boutiques, non seulement les odeurs deviennent plus fortes toutes en restant agréables, mais les bocaux regorgeant de graines, racines, ou autres feuilles apportent encore plus au cachet du lieu.
Le tableau serait parfait sans les étagères de produits pharmaceutiques traditionnelles aux emballages modernes, dont plus de 25% pour le viagras.
On en arrive même à y voir des choses étonnantes, comme par exemple un bocal d'hippocampes séchés. Du jamais vu pour moi qui ne suis jamais allé en Asie.
Les CDs de musiques et les DVDs sont aussi légion. Tous, bien entendu, de production chinoise, ou sous-titré en chinois.
Aucune chance d'y trouver le dernier James Blunt ou Green Day, voir même les albums de U2. Ils n'y sont pas. Juste ceux des artistes chinois, ou des artistes populaires du moment dans la communautée chinoise.
Les vêtements, à des prix défiant la concurrence. Pas la peine de vouloir y trouver des Convers ou des Nikes, là encore, c'est pas trouvable, ou alors, y a anguille sous roche à la vue du prix.
Les tenues traditionnelles chinoises se mélangent à l'influence occidentale, et les magnifiques robes y cotoient les T-shirts d'Iron Maiden et de Che Guevara.
Quant aux jouets, ils se doivent d'être électroniques. Les peluches doivent faire du bruit si on appuie dessus, les voitures doivent allumer leurs phares, et les avions militaires tentent vainement de reproduirent le son des missiles supersoniques, qui s'allumerons aux passages, pour plus d'authenticité.
Tout y est également traduit en chinois, afin de ne pas perdre ceux des visiteurs qui ne parlent pas couramment l'anglais, ou assez mal. Et ils ne sont pas si rare que ça.
Chinese Chess
En montant à l'étage, entre les étagères de parfums et de réveils, j'aperçoit des tables autour desquelle s'affairent des gens. Je m'y approche. Ce sont des chinois qui jouent à une sorte de jeu de plateau.
Je questionne: "What is the name of this game ?"
"It's chinese chess", me répond un chinois d'une 50aine d'année, m'épargnant le terme chinois, qui se révèle être "Xiangqi"
"Do you want to learn ? I can learn you if you want. For free"
Je lui explique gentillement que non merci, je n'est pas trop le temps. Je le prend quand même à les regardez jouer une partie.
"There are differents characters. The rook, the cavalery...."
Je hoche la tête en signe de compréhension.
"And this is the General"
"The most important character ?"
"Yes"
"Is it the same goal that the occidental chess ?"
"Yes, it's to take the General"
Et il m'explique que, comme pour les échecs occidentaux, on gagne si le général adverse ne peut plus bouger.
Je ne restait certes pas longtemps, mais assez pour voir la partie se finir, avec la victoire de mon interlocuteur.
Dragon City
Chinatown possède un deuxième "centre" commercial, Dragon City
C'est, grossièrement, la même chose que Chinatown Centre, en plus petit. Pas un interet immense, sauf le fait que c'est plus joli, et que les escalators marchent.
Cependant, si vous chercher à acheter des mygales, vous pouvez toujours descendre à l'animalerie à l'étage en dessous. Trois superbes bestioles, toutes serrées sur elle-même dans cette position si particulière de l'araignée qui se cache.
Je vous épargne la photo qui, de toute manière, n'est pas d'une qualité exceptionnelle.
Spadina Street
Dehors, c'est la Chine, encore. 90% des gens qu'on y croisent sont asiatique, les enseignes sont en chinois, et les boutiques toujours aussi remplie, débordant constament sur la rue.
Dans celle-ci s'étalent encore des vétements "3 for 10$", du tissu, des jouets en tocs, des souvenirs "typiques" chinois, des sacs de voyages, des épices, des légumes et des fruits.
J'y est même vu du poisson et de la viande entassés dans des seaux sur le trottoire. Certes, il y avait l'emballage, mais niveau image de qualité, on fait mieux.
C'est cependant une des seules places de Toronto où on y trouve facilement des fruits et légumes frais. Banane, oranges, fraises, pastèques, ananas, brocolis, navets, asperges, tomates, noix de coco, et plein de racines différentes, dont il est impossible de connaitre le nom, qui est annoncé en chinois
Les vendeurs y sont particulièrement aggressif. Un peu plus, et je me retrouvais avec une barquette de fraises, juste parce que j'ai commencé a regarder les noix de coco.
Les enseignes sont écrites en chinois, parfois doublé en anglais, mais pas tout le temps.
Même les grandes enseignes du coin s'y mettent.
Plus marrant, les habituels papiers pub qu'on trouve sur chaque poteau de la ville, avec les numéros du prestataire, sont également codé chinois
Et pour finir...
Les restaurants et rotisseries ne sont pas rares dans la rue. C'est d'ailleurs là que j'y est, par 3 fois, pris mon diner.
Je vous fait donc partager deux bonnes adresses.
Tout d'abord, le Pho Hung, restaurant vietnamien, situé 350 Spadina Avenue. (j'y suis allé à deux reprises)
Puis, le Gold Stone Noddle Restaurant, un chinois cette fois, localisé 266 Spadina Avenue (découvert lors du jour du nouvel ans chinois)
Bonus: "Tout les pays"
Juste après le rond-point et College Street, se trouve plusieurs magazins atypiques.
3 boutiques, au moins, sont spécialisé dans la vente de drapeaux, bracelets, portes-clés, pin's, casquettes et autocollants représentant un nombre impressionant de pays.
J'entre dans un, je jette un regarde dans le magazin, et questionne la vendeuse: "Which country is the most sold ?"
"All the countries. Lot of tourists come here, and want there country. Sometime, they want one for each country they are visited. "
Au milieu des odeurs de plastiques et de cuirs, j'apprend tout de même que les pays asiatiques ne se vendent pas beaucoup. Japon, Chine, un peu certes, mais Indonésie, Thailand, très rarement.
L'Europe de l'Ouest aussi se vend bien: Angleterre, France, Pays Bas, Espagne, tout comme beaucoup de pays des Caraibes, Jamaique et Cuba.
Pour le Moyen-Orient, ça se limite à Israel et surtout Paslestine et Iran.
Enfin, les pays d'Amérique du Sud, Mexique, Vénézuéla, Brésil et Colombie.
Je remercie cette brave dame. Après tout, c'est aussi chez elle que j'ai acheté un bracelet, qui pend depuis 3 mois à mon sac maintenant ....
On me changera pas
/>























